PLANCHE A VOILE

Cette page est consacré à ce magnifique sport qu'est la planche à voile, et aux belles sensations que j'ai pu ressentir, (humm... avant la rupture des ligaments du genou).....


LES DEBUTS

En 1984, j'étais alors en poste au Koweit (voir la page "Voyages"). Les Jeux Olympiques se déroulaient à Los Angeles, la planche olympique était la Winglider et le harnais était interdit. Autrement dit, si t'as pas des gros bras, tu meurs... Notre petit français envoyé là-bas (Gildas Guillerot) ne s'est pourtant pas mal débrouillé. Quant à moi, j'en trouve une, d'occasion, auprès d'un expatrié Allemand obligé de rentrer chez lui.
Quelques videos me font découvrir un monde exceptionnel, un clan, presque une secte, un esprit particulier, et un modèle, une star : Robby Naish. Donc, le manuel du parfait petit planchiste d'une main, le wishbone de l'autre, et la bouteille d'eau dans la troisième, je me lance dans le vent de sable. Eh oui ! Le problème là-bas, c'est que la moindre bourrasque soulève trois tonnes de sable... on en ramène jusque dans le lit...
Après quelques semaines, je me sens d'attaque pour me mesurer aux autres. Je suis certain que l'expérience de régatier que j'ai pu acquérir en dériveur m'apportera un avantage certain, seul le matériel est différent.

Championnat de Koweit 1984 :

3 épreuves, 300 inscrits.
7 ème à l'épreuve de longue distance
2 ème au triangle Olympique
5 ème à l'épreuve de free-style.
Résultat : la coupe du meilleur espoir qui trône depuis fièrement dans la bibliothèque devant cette photo.


LA SUITE

L'achat d'une Mistral "MAUI", l'année suivante. Un peu plus évolutive, une des premières planche de fun polyvalente. Les premiers foot-straps, les premiers long bords de planing ! Elle permet de sortir par vent fort. Témoin, cette sortie dans le vent de sable. Cette navigation était assez irréelle : dans ces conditions, il est impossible de distinguer la mer du ciel, tout est marron clair !!!



LA PLANCHE EN FRANCE

De retour en France en 1986 (tout le matériel emballé dans de la mousse en avion cargo : l'aventure... !!!) je mouille mes planches dans l'eau salée de la Bretagne. Je prends beaucoup de plaisir à participer au grandes épreuves de masse que sont le triangle Ouest-France de la Baule et la descente de Loire. J'y ai toujours terminé dans les premiers 10%. Not too bad !



  •   Le meilleur souvenir : virer en tête la première bouée du triangle Ouest-France. Mille concurrents derrière. L'explication : la ligne était favorable babord. C'est là que je me suis placé. Les pros étaient vers le milieu. Mais pas un souffle de vent. Il faut pomper. Et puis, deux minutes avant le départ, l'hélicoptère de M6 vient se placer à 50m à mon vent. Moralité : un départ sur les chapeaux de roues avec un vent de force 3. Et hop ! Magique ! Par contre, au cours du deuxième bord, c'est l'angoisse du retour inexorable des pros du pomping d'enfer avec leur division II et leur voile en kevlar. Flop ! Flop ! Flop ! Ils ont dû se demander qui c'était ce blaireau ...




  •   Le moins bon souvenir : quand j'ai dû abandonner la descente de Loire au bout du deuxième jour, les mains en sang à force de pomper...



  • ET PUIS...

    Ensuite, très rapidement j'investis dans une planche de fun. La fameuse BIC "Rockn'roll". N'oublions pas qu'à l'époque elle était championne du monde de vitesse des planches de série ! A moi les bords de planing à donf : un sillage blanc derrière moi qui va du Bois Maufra jusqu'à St-Colomban... j'exagère à peine.
    Petit à petit, le jibe passe plus facilement, le waterstart ne pose plus de problème. Même les sorties par vent très fort deviennent plus habituelles. On passe assez vite de l'état de "blaireau" à celui de "tiens, la voile rose et bleue est de sortie..."
    Désolé, il n'y a pas de photo. Plus exactement, elles sont toutes floues tellement le sujet passe vite devant l'objectif...


    LA RELEVE...





    On pourrait croire le contraire ... ceci est une position stable...!


    LES MODELES...

    Octobre 1985 : la finale de la coupe du monde à La Torche. La première fois que j'ai pu les approcher, les toucher, leur parler. Robby Naish, Nathalie Lelièvre, tous deux champions du monde, Raphael Salles, Robert Teriitehau, et un certain Björn Dunkerbeck... dont Robby a dit que si quelqu'un pouvait le battre un jour, ce serait lui ! Il étaient tous là : Alex Aguera, Stephan Van Den Berg, Clare Seeger, Natalie Siebel, tous... et toutes. (sauf Jenna... snif !)
    Je conserve précieusement l'autographe des deux champions du monde sur mon harnais.

    Voici les photos que j'ai prises là-bas et qui sont restées scotchées sur mon mur pendant des mois. Je dois dire que je les conserve encore précieusement.